Association Ensemble

Ensemble.merie@gmail.com

6 Impasse du lavoir, 18380 MERY-ES-BOIS

Contact : Christine 02 48 73 44 06

Ensemble, Association laïque et solidaire

L’association a pour but l’organisation d’activités éducatives et de loisirs à caractère social, culturel, physique ou environnemental au bénéfice des adhérents, enfants, jeunes et adultes de la commune et des environs. L’association rassemble chaque année une centaine de familles qui soutiennent ses activités financièrement ou en participant aux manifestations tout au long de l’année.

kermesse-juin-2011

Toute l’équipe de bénévoles propose des activités :

  • Gym
  • Djembé
  • Dessin peinture (faites un tour sur le Blog de l’atelier http://atelier-ensemble.blogspot.fr )
  • Une animation de jeux une fois par mois en partenariat avec l’association «Micado»
  • Des soirées à thèmes
  • Des randonnées
  • Des expositions artistiques
  • Un arbre de Noël avec l’association «Les Amis d’Achères»
  • Un marché de Noël
  • Une kermesse au cœur du village
  • La fête de la musique
  • Et depuis la rentrée scolaire de septembre 2012, un atelier multisports le samedi après-midi

Les bénéfices de ces manifestations sont utilisés pour l’organisation des projets du Regroupement Pédagogique Intercommunale (RPI) et Collège, pour les familles adhérentes et favorisent l’accès aux activités proposées grâce à sa caisse de solidarité.

Présidente : Christine Gilet,
Vice-présidente : Anne-Paula Hermsen
Secrétaire : Frédéric Bouteille,
Secrétaire-adjointe : Claire Grimond
Trésorière : Claude Lavaure,
Vice-Trésorier : Sébastien Thibault

Membres du Conseil d’Administration : Helen Béteau, Anne-Catherine Bohez, Annelies Ekkel, Hélène Mavet, Claire Perier-Frison

statuts-de-lassociation

Les dalles funéraires de Loroy

Dans l’église de Méry-ès-bois, sont deux pierres tombales (ainsi que quelques stalles en bois, les plus belles d’époque Louis XV sont dans l’église d’Henrichemont) apportées de l’Abbaye cistercienne de LOROY (Lorregius, Lorroy, Loroy) pendant la révolution, où les seigneurs de Sully avaient le privilège d’avoir leurs sépultures :

L’une est du XIIIème siècle, la bordure et une surface au milieu droit ont été enlevées. Des croix de consécration tracées sur des surfaces vides aux quatre angles, ainsi que l’évidement central qui avait pour but de loger un tabernacle, transforment ainsi la pierre en table d’autel.
mery-es-bois-pierre-tombale-henry-ii-de-seulymery-es-bois-dessin-pierre-tombale-henri-ii-de-seuly
Le dessin, en trait large de 5 à 7 millimètres, représente un guerrier debout, sous un arceau aigu sous-tendu de meneaux trilobés reposant sur des pilastres (colonnettes) à chapiteaux fleuronnés et à bases toriques.
Le guerrier a la tête nue, les cheveux longs ondulés de chaque côté mais courts sur le front, avec une barbe courte. De pleine face, les traits sont réguliers avec un nez assez long. Le corps est couvert d’une cote de mailles qui est visible aux bras, aux mains jointes droites en prière devant la poitrine, aux jambes, aux pieds, et dont le haut est en bourrelet autour du cou. Par-dessus, une tunique d’étoffe sans manche, serrée à la ceinture, et tombant jusqu’aux genoux. A son bras gauche est suspendu un bouclier portant les armoiries des Sully « lion sur un champ semé de molettes d’Or sur fond d’azur ». L’évidement a enlevé la pointe de cet écu et une partie du baudrier percé de trous. La pointe de l’épée va obliquement de la droite en haut vers la gauche en bas.
Dans les tympans de l’arceau sont deux cercles : l’un, à gauche, à rayons infléchis, représente le soleil ; l’autre, à droite, garni de traits croisés, figure la Lune.
Les inscriptions : sur la bordure en haut « …IACET NOBILIS », sur la bordure en bas « CO QVI DECESSIT IN APVLIA », le reste est en points elliptiques. Les lettres C,E et D sont lunaires et fermées ; les N ont la seconde branche ondulée, et les A ont la partie supérieure horizontale longue. Sur la bordure droite manque « Dominus Henricus De Solia » (sans preuve).
Cette pierre tombale est certainement celle de Henry II de Seuly (Sully) qui mourut en 1269 en Apulie (contrée de l’Italie antique correspondant aux Pouilles), au service de Charles d’Anjou, frère de Saint Louis IX, et Roi de Naples quand la royauté des Deux-Siciles lui fut attribué en 1266.

Il existe dans la chapelle de droite, une autre tombe à laquelle manquent la partie supérieure et le nom du défunt, mais qui porte la date d’août 1417.
mery-es-bois-dalle-troussebois-de-villegenon
Il est représenté couvert d’une armure de fer dont les coudes sont garnis de plaques rondes. A son côté gauche est une épée courte qui tombe droit, et à sa droite, une dague. Aux côtés, des pilastres à bases prismatiques devaient porter un dais.
Il ne reste de l’épitaphe en minuscules gothiques que : « …GENON LEQVEL TRESPASSA LE … IOVR DAOVST L’AN DE GRACE MIL QVATRE CENS DIX SEPT PRIEZ DIEV QUE DE LVI…. » On a supposé longtemps que sous cette dalle reposait un des enfants de Marie de Sully , Princesse de Boisbelle, et de Guy VI de la Trémoille (Trémouille dit « le Vaillant » décédé à Rodhes des suites de la bataille de Nicopolis en 1398).
Cependant, il semble plus vraisemblable qu’il s’agit d’un autre Seigneur dénommé Troussebois de Villegenon, comme tend à le prouver la terminaison GENON gravée dans la pierre. Cette famille avait un lien avec Lorroy. Comme pour l’autre pierre tombale, des croix de consécration nous indiquent son emploi comme autel.

Les reliques de Sainte Solange

SAINTE SOLANGE

Née au « Pré Verdier » dans le hameau de Villemont, la petite bergère, ayant fait vœu de virginité pour se consacrer à Jésus, avait refusé les avances du Seigneur Bernard de Gothie, « Comte de Bourges », qui l’a décapitée le 10 Mai 878 (peut-être 890 ?), près de la rivière de Ouatier. Elle fut reconnue Sainte Patronne du Berry et est célébrée par un pèlerinage tous les Lundis de Pentecôte.
mery-es-bois-sainte-solange

LES RELIQUES

Confiées à l’abbaye de Loroy le 8 Juin 1511 par Denis de Bar, à l’origine dans deux grands reliquaires en cuivre ciselé et damasquiné, les reliques de Sainte-Solange furent transférées dans six reliquaires de bois doré en 1764, puis transportées en 1791 de l’abbaye jusqu’à l’église de Méry-ès-bois. mery-es-bois-attestation-de-transfert-par-le-moine-olivier

Ce transfert fut l’objet de la dernière cérémonie de l’abbaye, par l’Abbé Dubé, entouré de quarante prêtres et de tous les fidèles de la Paroisse. L’Abbé Pierre Dubé, curé de Mérié de 1734 à 1793, dont les ornements sacerdotaux sont exposés dans l’église de La Chapelle d’Angillon, était le frère de Françoise HENRY des Tureaux.

Cachées dans un angle du clocher par le Curé Rossignol pendant La Terreur, les reliques de Sainte Solange traversèrent intactes les temps de suppression du Culte. Tous ces renseignements furent confirmés par le curé Grassoreille, le 18 Janvier 1838.

Le 10 Février 1846, une partie de ces reliques fut donnée à l’église de la commune de Saint-Martin-du-Crôt, qui porte désormais le nom de la Sainte, et qui avait subi la destruction de sa châsse en bois originelle. L’autre partie (morceau de crâne, fragment de mâchoire supérieure et une dent) est dans un reliquaire en cuivre doré de belle facture, en l’église de Méry-ès-bois.
mery-es-bois-document-authentification-des-reliques-septembre-1882