Photos du centre bourg APRES les travaux

Photos du centre bourg en travaux

Photos du centre bourg AVANT les travaux

Photos de la station de refoulement

Le Lac des Armées

Au début du mois de Mars de l’An 52 avant Jésus-Christ, le Proconsul Jules César, lors de sa 7ème campagne de la Gaule celtique, après avoir mis à sac la ville de Cenabum (Orléans), se dirige en direction d’Avaricum (Bourges) dans le pays des Bituriges.
Ereintée par les longues marches dans le froid des marais et des bois de ce qui sera un jour la Sologne, son armée ne peut traverser en toute sécurité les forêts noyées dans un épais brouillard où au loin des hordes de loups affamés hurlent à la mort.
Le fidèle centurion Demetrius, futur Préfet des Gaules, repéra une vallée fermée par un petit lac à l’eau claire et profonde, dont les flancs du vallon permettront à ses soldats d’être à l’abri des vents et de trouver un sommeil réconfortant.
Le tribun César le rejoignit accompagné de ses gardes d’élite chargés d’encadrer un impressionnant char tiré par un attelage de six bœufs contenant un trésor de bijoux, d’orfèvrerie et d’étoffes. Il confia à Demetrius : “ Nous devons prendre demain Noviodunum Butirigum (Neuvy-sur-Barangeon) qui est pour nous un grand danger, puis nous ruer sur Avaricum avant l’arrivée de Vercingétorix. Il faut donc aller très vite, et ne pas nous encombrer du butin que nous avons pris à Cenabum. C’est pourquoi, nous allons l’enterrer sous l’une de mes tentes. Je te charge d’exécuter mes ordres dans le plus grand secret. Prends deux prisonniers, et lorsque le travail sera fait, tu les feras disparaître avant que les lueurs de l’aube percent la nuit
Demetrius prit alors deux esclaves de la tribu des Senones, « Saparagus et Modelus », leur fit creuser un profond trou où ils enfouirent les pièces les plus précieuses. Pour les remercier, Demetrius leur offrit un festin composé d’une poêlée de superbes champignons amanites rouge-orangé du nom de « fausses oronges », et d’une amphore de son meilleur vin. Ivres et repus, ils allèrent s’étendre pour un sommeil d’éternité…
Neuvy-sur-Barangeon fut pris, Bourges aussi. César, devant les richesses de cette cité, oublia le trésor du « lac des Armées », au nord de Madriacum (Méry-ès-bois).
Demetrius retourna à Rome où il épousa Julia Cornélia, la fille du riche et puissant Caïus Trebonus, à qui il offrit une superbe parure en or enchâssant des turquoises exceptionnelles qu’il avait pris soin de subtiliser dans le trésor endormi de la lointaine Sologne.
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On raconte qu’il est possible, qu’une fois par an pour la fête des Rameaux, lorsque le célébrant frappera trois fois à la porte de l’église avant d’y entrer, le bord du lac s’ouvrira et le trésor apparaîtra dans toute sa splendeur….mais malheur à celui qui tentera de se l’approprier, car s’il n’est pas assez rapide, la terre se refermera avec fracas, et il sera à tout jamais emporté dans ce gouffre profond !
En attendant, le trésor de César est, paraît-il, toujours là…..
Preuve en est : Il y a quelques années, des « petits malins » ont utilisé une pelle de travaux publics pour creuser le fond du lac….et ils ont percé la couche d’argile imperméable….l’eau s’y est engouffrée d’un coup, et il fallut plusieurs mois pour que ce pauvre lac retrouve son état originel !

L’église de Méry-ès-Bois

C’est donc sous le vocable de « Saint-Firmin », premier évêque d’Amiens au IIIème siècle, qui évangélisa « la terre de Méry », et dont il devint le Saint-Patron après avoir bu à la source miraculeuse qui porte désormais son nom, que l’église fut donnée en 856 à l’abbaye de « Saint-Sulpice » (anciennement le monastère « Notre Dame de la Nef » créé par Saint-Sulpice II, dit « le Pieux »), par l’Archevêque de Bourges, Raoul de Turenne, sur la volonté de Charles-le-Chauve.



Comme tant d’autres, l’église comprend certaines parties datant du XIème et du XIIème siècle, notamment le mur du Nord avec une petite fenêtre haute de plein-cintre à petits claveaux. La chapelle du Sud paraît dater du XIVème siècle avec sa fenêtre à meneaux tréflés au sommet, et un oculus au-dessus. Mais toute l’abside accuse la fin du XVème siècle ; elle est à trois pans, éclairée de trois grandes fenêtres. Celles de côté n’ont qu’un seul meneau, celle du milieu en a deux qui s’entrelacent au sommet.



L’abside est voûtée à l’intérieur, sur nervures à profils évidés, reposant soit sur des pilastres ronds, soit sur culs- de-lampes formés d’Anges couchés. A la clef de voûte du chœur, figure le Père éternel bénissant et portant le globe crucifère. Figure également un écusson vide ayant pour supports un ours et un lion (armoiries des Princes Orsini dont un membre fut Abbé dans l’abbaye de Loroy). La corniche est positionnée sur un tore soutenu par une gorge.



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Le clocher primitif se situait au-dessus de la première travée du chœur, il fut déporté près du pignon à l’ouest lors de la construction de la chapelle du Sacré-Cœur offerte en 1881 par la famille de Clermont-Tonnerre qui habitait l’abbaye de Loroy.

La date de 1525 figure sur l’une des cloches.

En 1824, le Desservant de Méry-ès-bois, Henry François, a béni une seconde cloche.



Electrification des mouvements le 23 août 1968, par décision du Conseil Municipal.



mery-es-bois-eglise-2008 Quelques détails spécifiques de l’église. mery-es-bois-eglise-detail-porte mery-es-bois-eglise-details mery-es-bois-eglise-details-toitures mery-es-bois-eglise-detail-petit-coq mery-es-bois-eglise-detail-coq mery-es-bois-eglise-detail-lucarne

L’Abbaye de Loroy


Cachée au creux d’un vallon, à une lieue de notre commune de Mérié, se dresse depuis l’an 1125 une abbaye cistercienne que la Famille de Sully protégea pendant 300 ans : «l’Abbaye de Loroy» .
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Il faut imaginer au XIIème siècle un site beaucoup plus sauvage qu’aujourd’hui, avec une empreinte plus forte des bois de la forêt de Saint Palais toute proche, où coule le ruisseau du «Mocquart » avant de se jeter dans la petite Sauldre, et où le paysage garde une certaine austérité dans le calme sévère imposé par l’Ordre des moines blancs de Citeaux.
……..“Il est des lieux, écrivait Barrès, où souffle l’Esprit”……
On ne saurait oublier que dans ces ruines puissantes et magnifiques envahies par la végétation, des hommes ont vécu dans la pénitence et le travail selon la règle de vie stricte de Saint Benoit, pensant pouvoir atteindre ainsi plus sûrement la perfection, et mériter le Paradis. Cette branche monastique des Cisterciens fondée par Robert de Molesmes en 1098, connut un essor considérable sous l’impulsion de Bernard de Clairvaux qui était probablement un ami de l’archevêque de Bourges « Vulgrain » qui créa, avec l’Abbé Robert, le site de Lorroy .

Protégée par le Roi de France Louis VI dès 1129 et ses successeurs, puis favorisée par la puissante dynastie des Sully qui y installa son tombeau de famille, l’abbaye connut une vie régulière à peine troublée par la guerre de « cent ans ». Cependant, le Lundi de Pentecôte 1562 à 9H30 du matin, les protestants huguenots d’Aubigny pillèrent et détruisirent tout ce qui était susceptible de l’être, puis brûlèrent le peu de restes au milieu de l’église. Un siècle plus tard, le 4 Août 1661, un incendie la ruina totalement. Il faudra cent années pour la reconstruire.
Cette abbaye est malheureusement aujourd’hui à l’abandon.
Grâce à sa sœur Isabelle qui aimait s’y promener, Henri Alain-Fournier la fera cependant entrer dans la légende du Grand Meaulnes , dans le cadre de la «fête étrange du domaine mystérieux».