L’ Agence Postale Communale (APC)

Après avoir résisté à la disparition d’un service public dont le village peut s’honorer, il a bien fallu constater un service de « La Poste » de plus en plus volontairement dégradé. Le Conseil municipal a donc estimé nécessaire, dans l’intérêt des administrés, de négocier, avant qu’il ne soit trop tard, la création d’une agence postale communale.
L’indemnité compensatrice mensuelle versée par « La Poste » devrait permettre le fonctionnement de cette agence dans des conditions correctes, tout en apportant des améliorations sensibles pour les méryboisiens , à savoir :
– d’une part, des périodes d’ouverture de l’agence postale communale plus larges : tous les matins du lundi au samedi de 10H00 à 12H00 et le mardi et jeudi après-midi de 14H00 à 16H30
– d’autre part, une diminution des frais de personnel tout en accordant un « plein temps » au poste Accueil du secrétariat de la mairie.
L’ Agence Postale Communale (APC) est implantée dans le bureau Accueil du secrétariat de la mairie – 11, Grande Rue depuis le lundi 3 février 2014. La boîte aux lettres (dépôt du courrier expédié par les méryboisiens) se trouve sur le trottoir de la mairie. La levée du courrier a lieu du lundi au vendredi à 9H30 et le samedi à 9H00.

 

L’AGENCE POSTALE COMMUNALE PROPOSE AU PUBLIC LES SERVICES SUIVANTS :

SERVICES POSTAUX :
– Tout affranchissement manuel (lettres et colis ordinaires),
– Vente de timbres-poste à usage courant,
– Carnets de timbres Marianne autocollants,
– Planche de timbres pour affranchissement de la tranche de poids supérieure et envoi à l’international,
– Produits saisonniers (timbres Vacances, timbres Noël, timbres Saint Valentin, …),
– Vente d’enveloppes et Prêt-à-Poster,
– Prêt-à-Poster marque d’affranchissement en lots de 10, (en option Prêt-à-Poster locaux ou régionaux par lot),
– Emballages Colissimo M et L (en option emballages Colissimo 1 bouteille, XL et S),
– Dépôt des objets y compris recommandés (hors objets sous contrat, objets en nombre, Chronopost et valeur déclarée),
– Retrait des lettres et colis en instance hors Poste Restante, valeur déclarée et Chronopost,
– Dépôt des procurations courrier,

SERVICES FINANCIERS ET PRESTATIONS ASSOCIEES :
NOTA : La confidentialité des opérations est garantie dans la mesure où l’agent n’a pas directement accès aux comptes des “clients”.
– Retrait d’espèces sur compte courant postal du titulaire dans la limite de 350 euros par période de 7 jours,
– Retrait d’espèces sur Postépargne ou Livret d’épargne du titulaire dans la limite de 350 euros par période de 7 jours,
– Transmission au bureau centre pour traitement direct selon les règles en vigueur :
** des demandes de services liées aux CCP,
** des procurations liées aux services financiers,
** des versements d’espèces sur son propre compte courant postal, dans la limite de 350 euros par période de 7 jours,
** des versements d’espèces sur un Postépargne ou Livret d’épargne, dans la limite de 350 euros par période de 7 jours.

Publications

 

Flash infos été 2018

Bulletin municipal 2018

Flash-infos automne 2017

170910_flash-infos

Bulletin municipal 2017

Bulletin municipal 2016

Bulletin municipal 2015


Rapport sur le prix et la qualité du service Eau potable
rapport-sur-le-prix-et-la-qualite-eau-potable-2015
rapport-sur-le-prix-et-qualite-eau-potable-2014
rapport-sur-le-prix-et-qualite-eau-potable-2013


Flash-infos automne 2014
mery-es-bois-flash-infos-automne-2014

Flash-infos printemps 2014
mery-es-bois-flash-infos-printemps-2014

Flash-infos automne 2012
mery-es-bois-flash-infos-automne-2012



Document d’Information Communal sur les Risques Majeurs
mery-es-bois-dicrim



Document d’information sur les vitesses pratiquées par les véhicules automobiles aux principales entrées de la commune
panneau-information-vitesse

Club de l’Amitié

Le club a été créé en 1975, il regroupe 97 adhérents à ce jour.

Membres du Conseil d’Administration au 21/12/2017 :

Président d’honneur : Maurice LAGOGUÉ
Représentante légale : Josette COUDRAT
Vice-président : Daniel BOTREL
Secrétaire : Juliette LAURENT
Trésorière : Annick ETIEVE
Trésorière-adjointe : Jacqueline COURCELLES

Membres : Anna BOURBON, Annick DURASSIER, Monique LELIEVRE, Raymond LELIEVRE, André MOLLON, Liliane MOLLON, Jacques SUSPENE

Commissaire aux comptes : Olivier DESMIER de CHENON

L’ Assemblée Générale a lieu en décembre de chaque année.
Paiement par les adhérents de la cotisation annuelle en janvier

Calendrier des manifestations pour l’année à venir : 2 Thés dansants, repas cantonal à La Chapelle d’Angillon, fête de l’Amitié, voyage ou sortie, pique-nique à Saint Martin d’Auxigny, repas de fin d’année.

Réunion mensuelle au centre socioculturel  le 3ème jeudi de chaque mois (sauf en août) , permettant aux adhérents de se retrouver pour jouer aux jeux de sociétés (Scrabble, Rummikub, Triominos, Belote etc…).

Dégustation en janvier de la galette des rois, en février de crêpes et en décembre de la bûche de Noël.

Artisanat

Mécanique agricole “AGRI SOL MECANIQUE”
Domingos DE CARVALHO
19, Route des Petites Bruyères -Tél 02 48 73 43 23 et 02 48 73 46 85
_______________________________________________________________ Exploitant forestier, merrandier
BERNARD GAUTHIER ENTREPRISE
56, Route de Charpeigne – Tél 02 48 73 92 44 et 06 80 57 99 24
_______________________________________________________________ Mécanique générale automobile, carburants
Gaz Butagaz et Primagaz

EIRL Garage GUILLOT Jérome
36, Route de Charpeigne – Tél 02 48 73 43 27 et 06 89 29 97 68
_______________________________________________________________ Dératisation, désinsectisation, désinfection “CANIS-LOGIS”
Jean LECOMTE
Chemin de la Meillière – Tél 02 48 73 40 29
_______________________________________________________________ Maçonnerie
Laurent CROSNIER
5, Rue de Grivin – Tél 02 48 73 45 60 et 09 79 01 82 91
_______________________________________________________________ Céramique-vitrail                           www.joelmarot.fr
Joël MAROT
rue de Grivin – Tél 06 95 70 58 01 ayenvitrail@hotmail.fr
_______________________________________________________________ Exploitant forestier, merrandier
Camille GAUTHIER
31, Route des Petites Bruyères – Tél 02.48.81.54.16 et 02.48.81.54.54
________________________________________________________________ Travaux divers – maçonnerie – espaces verts
Christophe PETITET
3, Chemin de la Moussère – Tél 02 34 61 00 48 et 06 14 73 27 57
________________________________________________________________

Environnement

Consciente de la dangerosité des pesticides pour la nature et la santé humaine, l’équipe municipale, en collaboration avec les services techniques de la commune, s’est engagée vers une diminution progressive de l’utilisation des pesticides pour parvenir à “Zéro Pesticide” au 1er janvier 2017 comme la loi l’y oblige. C’est pourquoi nous avons ouvert cette rubrique plus particulièrement orientée sur l’Environnement.

-* La Guette à Plancheton (travaux d’août 2018)


-*  La Tourbière de la Guette : site de La Maison de l’eau


-* Association Sologne-Nature Environnement

 association-sologne-nature-environnement

logo-sologne-nature

Syndicats intercommunaux

_________________________________________________________________ SYNDICAT DE PAYS SANCERRE SOLOGNE

syndicat-du-pays-sancerre-sologne
Pour en savoir plus : http://www.pays-sancerre-sologne.com/
_________________________________________________________________ SMIRNE (Syndicat Mixte pour l’Intercommunalité des Réseaux d’alimentation en eau potable situés au Nord-Est de Bourges

)smirne
pas de site internet pour le SMIRNE
_________________________________________________________________ SDE18 (Syndicat Départemental d’Energie du Cher)

sde18
Pour en savoir plus : http://www.sde18.com/sde18-syndicat… >
_________________________________________________________________ LES SYNDICATS INTERCOMMUNAUX DU COLLEGE d’HENRICHEMONT et du RAMASSAGE SCOLAIRE

syndicats-du-college
____________________________________________________________

Syndicat Intercommunal de la Vallée de l’Yèvre (SIVY)

Le Syndicat Intercommunal pour l’Aménagement de la Vallée du Barangeon (SIAVB) a fusionné avec le Syndicat Intercommunal de la Vallée de l’Yèvre (SIVY) le 01/01/2017

Personnel communal

SECRÉTARIAT DE MAIRIE
Laetitia BRUNEAU, secrétaire
Françoise GROGNARD, depuis le 1er mars 2018

SERVICES TECHNIQUES
Alain RENAUD, garde champêtre, régie de l’eau, voirie, espaces verts
Davy THIROT, responsable station d’épuration, voirie, espaces verts

ECOLE ET PÉRISCOLAIRE
Arlette THIERRY, assistance aux enseignantes
Nelly LEFUR et Cindy LEGER, ménage, restauration scolaire, accompagnement bus scolaire

Florence PAJON, cantine, garderie périscolaire

MISSION de SERVICE CIVIQUE
Adrien VERGE, aide à la bibliothèque

ACTIONS SOCIALES (CNAS)
Après étude par les commissions et consultation du personnel, il a été décidé, lors du conseil municipal du 15 juin 2011, que la commune de Méry-ès-Bois devait mettre en place une action sociale en faveur du personnel communal. En effet, la loi n° 2007-209 du 19 février 2007 impose la mise en place de prestations sociales pour le personnel de chaque collectivité territoriale.
Pour répondre au mieux aux différents besoins que les agents pourraient rencontrer, tout en contenant la dépense dans une limite compatible avec les finances de la commune, la convention d’adhésion au Comité National d’Action Social (CNAS) pour le personnel des Collectivités Territoriales a donc été signé le 1er septembre 2011.
En retenant le CNAS, organisme de portée nationale qui propose aux bénéficiaires un large éventail de prestations (aides, secours, prêts sociaux, vacances, loisirs, culture, chèques-réduction, …), le conseil municipal espère répondre au mieux aux attentes du personnel communal pour un coût raisonnable.
Le délégué pour participer à l’assemblée départementale annuelle du CNAS est le maire et le correspondant du personnel est Alain RENAUD. Le secrétariat de mairie est par ailleurs à la disposition du personnel communal pour apporter le cas échéant des informations complémentaires ou une aide à la consultation du site internet du CNAS.

Balade Herbes Folles

Balade à la découverte des herbes folles
avec une accompagnatrice
de l’association Sologne Nature Environnement

Le désherbant chimique à Méry-es-Bois, c’est terminé.
Les trottoirs verdissent ? Qu’à cela ne tienne !

Venez découvrir aux travers d’anecdotes, d’observations et de dégustation les multiples usages et bienfaits inattendus des herbes folles qui nous entourent

Animation organisée dans le cadre de la démarche « Objectif Zéro Pesticide » dans laquelle s’est engagée la commune.

RDV devant la salle des fêtes
le mercredi 18 avril à 14h30 (durée environ 2h).

 

Les travaux en images

Travaux d’agrandissement des locaux pour le regroupement des classes


 


Travaux d’assainissement 2014-2015

Mérié et ses forêts

« Méry-ès-bois » est un des rares villages à posséder un surnom, « Mérié », plus usuel que son nom propre dans tout le Nord du département.

« Méry » signifierait « mère-nourrice » en vieux Français, donc « nourrice de bois », ce que l’on retrouve effectivement dans les anciens documents qui attestent que c’est en ce lieu que l’Archevêché de Bourges s’alimentait en bois de chauffage. Des indications, notamment un plan de 1538, permettent d’imaginer qu’une forêt à peu près continue couvrait les 9200 hectares de la commune. Mais la présence des hommes remonte à la plus haute antiquité, la preuve en est apportée par la découverte, sur le sud du territoire, de nombreuses haches polies en silex gris datant de l’époque néolithique. On trouve aussi d’importantes quantités de laitier qui indiquent qu’à une époque antérieure à la conquête romaine, des hommes surent fondre et utiliser le minerai de fer, notamment dans la plaine de Mitterand (qui signifie « laitier de sang », le minerai étant extrait de l’argile rouge), au lieu-dit « le laitier pilé » près de la source du Barangeon, ainsi qu’en bordure du ruisseau « mocquart » où se situait un habitat préhistorique, et où également ont été ramassées des haches en pierre polies. Sur ce même site, dans le secteur de « La motte », les Bituriges (Gaulois du Berry) auraient forgé leurs armes sur le « champ du laitier », où sera édifiée beaucoup plus tard l’abbaye de Lorroy.

Nous avons également la chance de posséder au Nord de notre commune une très belle forêt de Sologne, où déjà 52 ans avant JC, les soldats Romains et les guerriers de Vercingétorix se sont surpris, obligeant Jules César à jeter son trésor au fond d’un étang qui porte désormais le nom de « Lac des Armées ». Ce trésor y est encore aujourd’hui, du moins c’est ce que nous rapporte la légende, en laquelle nous croyons fermement… En cette même forêt, où le dernier loup fut tué en l’été 1885, une antique forteresse transformée en auberge dit du « Château de la Guette », du nom de son ruisseau, nous a laissé une célèbre mais triste légende du Moyen-âge, celle de « l’Auberge rouge » où l’on détroussait les voyageurs avant de les faire disparaître.

A l’Est, s’étend du Nord au Sud sur plus de 10 kms notre superbe forêt domaniale de Saint-Palais, qui de par sa situation géographique à la frontière de la Sologne et du Pays-Fort, ajoutée à l’interaction de l’altitude, du soleil, de la pluie et des grands froids, a engendré des bois aux caractéristiques mécaniques exceptionnelles. Preuve en est, il y a encore quelques années, trônait majestueusement du haut de ses 35 mètres, un arbre légendaire : « le chêne Saint-Etienne », portant le nom de la Cathédrale de Bourges, dont ses aïeux furent certainement utilisés dans la construction de la charpente de la nef. Âgé de plus de 400 ans, situé paraît-il à l’interconnexion des forces telluriques, il fut décimé par la foudre en 1993. Couché avec tout le respect que lui devions, et grâce à la magie du savoir-faire des « merrandiers » de notre village, 50 tonneaux furent réalisés et réservés au vieillissement du vin de Sancerre. En sa souche de plus de 5 m de circonférence, repose sa mémoire qui pourrait nous conter comment l’enfant Louis XIV, âgé seulement de 13 ans, traversa cette forêt dans la matinée du samedi 7 octobre 1651 en direction de Bourges, pour rétablir son autorité dans la capitale du Berry qui était alors sous le contrôle du Prince de Condé. Rien n’établit que le futur « Roi Soleil » n’ait aperçu au fond du « vallon de Lorroy » une puissante abbaye cistercienne, qui, quelques 10 ans après son passage, sera totalement détruite par un incendie.

Aujourd’hui, la forêt reste la principale ressource économique de notre village. Nos « merrandiers » ont une réputation internationale. Les merrains, ces lames de bois fendues dans le fil, qui après rabotage et mise à longueur se nommeront des « douves », sont d’une qualité très recherchée par tous les meilleurs fabricants de tonneaux Français. Des menuisiers et charpentiers sont venus également nous rejoindre. La production de bois de chauffage est aussi toujours en activité, et pour longtemps encore.

Les reliques de Sainte Solange

SAINTE SOLANGE

Née au « Pré Verdier » dans le hameau de Villemont, la petite bergère, ayant fait vœu de virginité pour se consacrer à Jésus, avait refusé les avances du Seigneur Bernard de Gothie, « Comte de Bourges », qui l’a décapitée le 10 Mai 878 (peut-être 890 ?), près de la rivière de Ouatier. Elle fut reconnue Sainte Patronne du Berry et est célébrée par un pèlerinage tous les Lundis de Pentecôte.
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LES RELIQUES

Confiées à l’abbaye de Loroy le 8 Juin 1511 par Denis de Bar, à l’origine dans deux grands reliquaires en cuivre ciselé et damasquiné, les reliques de Sainte-Solange furent transférées dans six reliquaires de bois doré en 1764, puis transportées en 1791 de l’abbaye jusqu’à l’église de Méry-ès-bois. mery-es-bois-attestation-de-transfert-par-le-moine-olivier

Ce transfert fut l’objet de la dernière cérémonie de l’abbaye, par l’Abbé Dubé, entouré de quarante prêtres et de tous les fidèles de la Paroisse. L’Abbé Pierre Dubé, curé de Mérié de 1734 à 1793, dont les ornements sacerdotaux sont exposés dans l’église de La Chapelle d’Angillon, était le frère de Françoise HENRY des Tureaux.

Cachées dans un angle du clocher par le Curé Rossignol pendant La Terreur, les reliques de Sainte Solange traversèrent intactes les temps de suppression du Culte. Tous ces renseignements furent confirmés par le curé Grassoreille, le 18 Janvier 1838.

Le 10 Février 1846, une partie de ces reliques fut donnée à l’église de la commune de Saint-Martin-du-Crôt, qui porte désormais le nom de la Sainte, et qui avait subi la destruction de sa châsse en bois originelle. L’autre partie (morceau de crâne, fragment de mâchoire supérieure et une dent) est dans un reliquaire en cuivre doré de belle facture, en l’église de Méry-ès-bois.

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Firmin Saint patron de Méry-ès-Bois

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Vers l’an 250, Firmin, l’un des disciples de Jésus-Christ, évangélisait la Gaule prêchant de village en village, vêtu d’un grand manteau à capuchon qui le couvrait jusqu’au sol, les pieds protégés de sandales faites de planchettes retenues par des lanières de cuir.
Au crépuscule d’un jour, cet homme arriva de « Rondin  » après avoir franchi le dernier tureau, ces levées de terre qui matérialisaient la frontière entre deux propriétés. Il s’arrêta au pied d’un chêne, vieux maintenant de 2000 ans, se fit un abri de quelques rameaux de sapin, et se coucha.
Au matin, il se réveilla au milieu de la « Grand’pièce », cette terre des « Fontaines », aujourd’hui La Fontenille, où jaillissait une source déjà connue des Gaulois. Il y puisa de l’eau, en but une gorgée qu’il recracha aussitôt : c’était de l’eau empoisonnée !
Le mal était déjà en lui. Souffrant atrocement de la soif, il traversa rapidement haies et buissons pour arriver enfin à une fontaine où coulait une eau claire au milieu d’un immense pré dit « du grand Beschignoux  ». Il se désaltéra, retourna dans son gîte de fortune, et y passa encore une nuit pour reprendre vigueur.
Le lendemain, traversant le village, parlant à tous ceux qui le voyaient de cette source miraculeuse qui l’avait sauvé, il disparut en direction des champs de renoncules que l’on appelait à cette époque des « clairs-bassins » que sont aujourd’hui « les Bassineries ».
Franchissant la lisière de la forêt, ce pauvre moine pensait-il que les arbres majestueux qui l’ombrageaient seraient utilisés dans la charpente d’une des plus belles cathédrales du monde, symbole d’une religion qu’il prêchait alors ?
Pouvait-il imaginer qu’en ces lieux, sur la rive du ruisseau dit du « mocquart » qu’il franchissait, se dresserait dans mille ans une abbaye cistercienne où vivraient dans la pénitence et le travail, des hommes dont il sera lui, Firmin, un exemple de courage ?
Quelques 30 années plus tard, en l’an 287, il sera torturé et décapité, accédant ainsi à la Sainteté sous le vocable de « Saint-Firmin » ;
Saint que tous les Méryboisiens célébrèrent pendant des siècles par une importante procession le Dimanche suivant le 24 Septembre.
Depuis quelques années, une procession a de nouveau lieu sur le site même de ce pré qui le reposa, et sous la protection de sa fontaine miraculeuse qui porte désormais son nom.
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Le vieux chêne qui le protégea au premier jour est maintenant tombé. Mais personne n’y touche, car on prétend qu’il saigne lorsqu’on l’écorche.

Michel DESIR

L’église de Méry-ès-Bois

C’est donc sous le vocable de « Saint-Firmin », premier évêque d’Amiens au IIIème siècle, qui évangélisa « la terre de Méry », et dont il devint le Saint-Patron après avoir bu à la source miraculeuse qui porte désormais son nom, que l’église fut donnée en 856 à l’abbaye de « Saint-Sulpice » (anciennement le monastère « Notre Dame de la Nef » créé par Saint-Sulpice II, dit « le Pieux »), par l’Archevêque de Bourges, Raoul de Turenne, sur la volonté de Charles-le-Chauve.

Comme tant d’autres, l’église comprend certaines parties datant du XIème et du XIIème siècle, notamment le mur du Nord avec une petite fenêtre haute de plein-cintre à petits claveaux. La chapelle du Sud paraît dater du XIVème siècle avec sa fenêtre à meneaux tréflés au sommet, et un oculus au-dessus. Mais toute l’abside accuse la fin du XVème siècle ; elle est à trois pans, éclairée de trois grandes fenêtres. Celles de côté n’ont qu’un seul meneau, celle du milieu en a deux qui s’entrelacent au sommet.

L’abside est voûtée à l’intérieur, sur nervures à profils évidés, reposant soit sur des pilastres ronds, soit sur culs- de-lampes formés d’Anges couchés. A la clef de voûte du chœur, figure le Père éternel bénissant et portant le globe crucifère. Figure également un écusson vide ayant pour supports un ours et un lion (armoiries des Princes Orsini dont un membre fut Abbé dans l’abbaye de Loroy). La corniche est positionnée sur un tore soutenu par une gorge.

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Le clocher primitif se situait au-dessus de la première travée du chœur, il fut déporté près du pignon à l’ouest lors de la construction de la chapelle du Sacré-Cœur offerte en 1881 par la famille de Clermont-Tonnerre qui habitait l’abbaye de Loroy.
La date de 1525 figure sur l’une des cloches.
En 1824, le Desservant de Méry-ès-bois, Henry François, a béni une seconde cloche.

Electrification des mouvements le 23 août 1968, par décision du Conseil Municipal.

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Quelques détails spécifiques de l’église

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